Galerie La Faculté de droit de Paris sous la IIIe République

Les documents présentés ci-dessous sont en lien avec l’article du même titre, accessible ici.

L’article de Frédéric Audren dépeint la Faculté de droit de Paris sous la IIIe République, au temps de Paul Viollet. Il revient sur le nombre important de ses étudiants, sur son statut, sur ses orientations scientifiques, sur ses grandes figures.

Les documents réunis ici s’articulent en quatre ensembles : le lieu, les professeurs, les enseignements et examens, les étudiants.

Un lieu.

Ce sont les travaux des années 1893-1899 menés par l’architecte Ernest Lheureux qui donnent à la Faculté de droit l’ampleur architecturale qu’elle connaît encore aujourd’hui : c’est à ce moment-là qu’elle finit par occuper l’ensemble du quadrilatère situé actuellement entre la place du Panthéon et les rues Cujas, Saint-Jacques et Soufflot. Ci-dessous, une série de cartes postales de l’époque, photographies des bâtiments alors nouveaux.

Pour compléter cette vision des bâtiments de la Faculté, le visiteur de cette exposition peut à profit consulter les galeries Patrimoine et Bibliothécaire.

Un corps professoral.

Après les lieux, le corps professoral, qui s’étoffe au cours de la période pour atteindre 45 enseignants (tous statuts confondus) en 1914. Pour évoquer ces figures, quelques images ont été choisies : deux photographies relativement classiques, une où pose le doyen Berthélémy et une du conseil de la Faculté présidé par Charles Lyon-Caen et siégeant en robes ; quatre caricatures de professeur de la Faculté ; enfin les signatures, extraites du registre de l’assemblée des professeurs, preuve de leur présence à la séance du 17 mars 1877.

Des enseignements et des examens.

Si le corps professoral s’étoffe au cours de la période, c’est aussi pour accompagner une évolution des enseignements et des pratiques universitaires.

Les enseignements sont ici évoqués à travers des ouvrages ayant marqué l’époque et un rappel des enseignements dont il est question alors, sous la forme d’une liste des cours pour l’année 1881-1882 extraite du registre de l’assemblée de la Faculté. Cet aperçu est complété, du point de vue des examens, par une série de photographies sur cartes postales montrant deux types d’épreuves : le passage du certificat (ici de droit pénal), et l’examen à quatre.

Des étudiants.

Une faculté n’existe pas sans étudiants. Nous proposons ci-dessous le chapitre consacré à l’École de droit du livre de Louis Rousselet, Nos Grandes Écoles militaires et civiles, publié à Paris, chez Hachette, en 1888. Sous la forme d’un faux échange épistolaire, l’auteur y décrit la vie des étudiants en droit, dans leurs études et en dehors.